Où j’en suis de mes projets

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Je sais que pour l’instant, peu de personnes s’intéressent à l’avancée de mes projets. Normal, la seule chose que j’ai publiée est un recueil de nouvelles, qui a été lu par environ 50 personnes. Mais mon travail d’auteure ne se limite pas à ça. J’ai beaucoup d’autres projets de livres en cours, dans des états plus ou moins avancés. Alors je voulais vous dire un peu où j’en suis avec chacun d’eux, et parfois justifier mon avancée (ou mon manque de progrès).

Commençons par le plus compliqué : Dans Un Coeur Pur. Je ne vous ai jamais fait de résumé ou de présentation puisque c’est le tome deux d’Une Touche de Mal, un livre non publié (même si j’espère qu’il le sera un jour). J’ai fini l’écriture du chapitre 19, récemment. Mais pourquoi est-ce que je n’en suis pas plus loin dans ce projet qui était mon principal ? J’en étais au 17 en mars dernier (ça me fait mal d’écrire ça), j’aurais pu limite l’avoir fini. Mais j’ai perdu ma motivation en cours de route. Je connaissais le parcours et la fin de chaque personnage, je ne ressentais plus le besoin de l’écrire. Surtout que je n’ai pas encore signé de contrat avec une maison d’édition pour le tome 1, alors à quoi bon finir le tome 2 ? Heureusement, j’ai récemment été d’humeur à reprendre ce projet, alors même si ce n’est plus mon projet principal, je pense le finir l’année prochaine.

Ensuite, mon projet terminé préféré : Tout ce qui compte. Il ne restait pas énormément de travail pour ce livre. Je devais simplement le corriger, rajouter des scènes pour que l’histoire soit plus complète et développée et l’envoyer à des éditeurs. J’ai bien fait tout cela, je suis maintenant en attente de réponses. La seule chose que je dois encore faire, c’est imprimer un manuscrit pour les maisons d’éditions qui n’acceptent pas de mails.

Le plus simple à expliquer, Amaurea. C’est le projet que j’ai en collaboration avec Maddy Facchin. Pour le moment, il est en pause puisqu’elle a beaucoup d’autres projets à rendre, qui sont pour le moment plus urgents. J’ai fini d’écrire le chapitre 8 et je préfère attendre son prochain chapitre avant de commencer le 10, pour ne pas créer d’incohérences ou bouleverser notre fil rédactionnel.

Le projet qui avance le mieux, Nourris-Moi. C’est un projet très récent. J’ai commencé à écrire le premier tome en mai dernier et j’en suis déjà au chapitre 5. Ça peut paraître peu, mais comme ce n’est pas mon seul livre en cours, que j’ai préparé le plan des chapitres des deux premiers tomes de la trilogie et que le livre ne contient que 10 chapitres, je trouve que c’est déjà très bien !

Celui dont je suis le plus fière : Jus In Bello Un projet longtemps resté flou et pas une priorité. Depuis la mort de Lexa kom Trikru, j’ai dépensé beaucoup d’énergie et passé de nombreuses heures à créer un monde et une trame qui me plaisent pour ce livre, qui également est une prise de position, comme je l’ai expliqué. Pour l’instant je n’ai écrit que le prologue, et à peine commencé le plan des chapitres. Mais je pense m’y consacrer plus sérieusement dans les prochains mois.

Le reste, encore en phase de réflexion. Je fais pas mal de séances de brainstorming, sur différents projets de livres (j’en ai presque 30 au total). Les plus avancés, ou au moins ceux auxquels je consacre le plus souvent mon énergie pour les développer sont : Billie Enia (1&2), La réalité ne suffit pas (l’histoire de Faith Mitchell dont je parle souvent sur twitter, titre provisoire), Lucy Fer (titre provisoire), Série Vivre Avec et Un pas après l’autre. Je vous en dirais plus sur tous ces futurs livres lorsqu’ils seront prêts à être présentés.

Nouveau projet : Vivre Avec

Maintenant que je viens de finir Tout Ce Qui Compte, je sais que ce n’est pas assez. J’ai plus à dire. Mais pas sur Melody et Hayden, eux ont eu la fin que je souhaitais écrire. J’ai fini par poser le point final et commencer mes envois. A présent, je veux écrire pour d’autres un peu comme eux. Vivant avec une maladie, un handicap, un trouble mental… Ces personnes sous-représentées qui aimeraient sans doute se lire dans des histoires. En tant que personnage principal, et non comme l’ami(e) un peu boulet ou l’antagoniste.

Il est important de ne pas les oublier et d’arrêter de toujours raconter la même romance d’un couple blanc hétéro et en bonne santé à l’infini. En plus, ce n’est pas le type d’histoire qui m’intéresse, alors ce n’est pas ce que je veux écrire. (Il suffit de savoir ce qu’est Jus In Bello ou d’avoir entendu parler de mon livre en préparation sur le personnage de Faith, dont le titre n’est pas encore certain pour comprendre.)

J’ai donc décidé que Tout Ce Qui Compte serait le premier tome de ma série « vivre avec ». Tous les tomes seraient relativement courts et légers pour dédramatiser ces difficultés, de naissance ou faisant suite à un accident. J’ai déjà plusieurs idées de projets, deux sont basées sur des handicaps et une autre sur des troubles mentaux toujours représentés négativement. Je veux les éclairer d’une autre lumière. L’un de mes projets est déjà pas mal réfléchi et pourrait faire partie de ma liste « à écrire » de l’année prochaine.

J’espère que vous me suivrez pour cette nouvelle aventure et que certains d’entre vous seront heureux de pouvoir se reconnaitre dans une série de livres plutôt optimiste.

Jus In Bello ou ma prise de position contre la mort des lesbiennes

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Deux articles en moins d’une semaine… Suis-je malade? non, il y a simplement un sujet qui me tient à cœur et va avoir une incidence sur l’écriture d’un de mes livres donc je voulais m’expliquer. A moins de me suivre sur twitter ou d’être quelqu’un qui m’est proche, vous n’avez jamais entendu parler de Jus In Bello. C’est un projet de livre (post)apocalyptique encore assez flou. Je n’ai que quelques concepts et pas encore réellement de trame malgré que le projet trotte dans ma tête depuis au moins un an et demi. Ce n’était pas mon projet principal et ça ne va pas forcément le devenir, mais il me tient à présent encore plus à cœur qu’avant.

Je ne vais pas écrire dix pages sur le pourquoi du comment, je vais résumer autant que possible en remontant à la racine avec mes séries préférées. Quand j’étais petite, environ 10 ans, la mort de Tara dans Buffy contre les vampires m’a traumatisée. Le premier couple de lesbiennes que j’ai pu suivre, dans lequel j’étais très investie a très mal fini après leurs retrouvailles. La mort de Maya dans Pretty little liars m’a moins touchée parce que j’étais moins investie. Mais la mort de [SPOILER] Lexa dans the 100… J’étais si en colère de la façon dont elle a été traitée. Encore une lesbienne morte par une balle perdue à cause de celle qu’elle aime après un court moment de bonheur. [FIN SPOILER] En sachant que the 100 a aussi tué l’amoureuse de Lexa, Costia, à cause de la personne qu’elle aimait… Est-ce que la télé aime nous dire que si on est lesbienne on va mourir, ou au mieux subir un destin tragique? Cette façon de voir, forcée sur des jeunes filles qui se sentent déjà en marge, rejetées, ont des conséquences terribles. Exclusion, peur de soi, manque d’espoir… Ce message très nocif m’a exaspérée et j’ai décidé de prendre part au combat pour essayer d’envoyer un message plus positif à une population qui a déjà suffisamment de problèmes.

Ce que ça veut dire pour Jus in Bello : Raphaël devient Raphaëlle. Et elle sera en couple avec Evie. Ces deux femmes seront clairement en couple. Sans que ce soit utilisé comme punchline. Sans que ce soit leur seul trait de caractère. En ayant une histoire non-mortelle que j’espère intéressante. Oui, c’est un spoiler de savoir qu’elles ne vont pas mourir mais c’est une garantie qui est devenue nécessaire parce que la « mort de la lesbienne » est un phénomène tellement courant qu’il a son propre nom maintenant. Je veux offrir un environnement sûr qui permettra à des personnes sous-représentées d’avoir un modèle qu’elles n’ont pas forcément dans la vraie vie sans le lire dans la crainte de subir un nouveau traumatisme. Je veux leur donner l’espoir qu’il leur manque cruellement.