Poser le point final

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Pour moi, la partie la plus dure de l’écriture d’un livre est toujours la fin. Non pas parce que je ne sais pas quoi écrire, la fin est généralement prévue depuis le début. Ce qui est dur, c’est d’abandonner des personnages avec qui j’ai passé tant de temps qu’ils semblent presque réels pour moi. De savoir que leur histoire s’arrêtera là et que personne, des fois pas même moi, ne saura ce qui leur est réellement arrivé par la suite. Du coup, j’y vais toujours à reculons et j’y passe toujours bien plus de temps que nécessaire.

Il y a peut-être aussi un peu du « Je peux faire mieux. » ou « Je peux encore ajouter quelque chose. » Comme j’ai entendu un jour dans un film, « une œuvre n’est jamais inachevée, on arrête simplement de travailler dessus ». Je trouve ça très vrai. Et prendre la décision de quel moment est le plus propice pour arrêter est toujours problématique pour moi. Je fais déjà une relecture et une correction par chapitre minimum (je m’étendrais plus là-dessus dans un article sur ma méthode d’écriture). Mais lorsque vient le moment de le faire pour le dernier chapitre/point de vue/scène, ce n’est pas pareil. Il y a un certain poids à vraiment valider le document et le juger prêt à l’envoi.

Je peux juger l’histoire bien dans l’ensemble et avoir du mal à me dire que ça suffit. On peut toujours en faire plus. C’est un fait. Et pourtant, on ne peut pas essayer d’améliorer à l’infini. Il faut bien arrêter un jour, sinon on ne finit jamais rien. Et j’ai bien trop de projets pour rester bloquée sur un seul.

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