Mon second atelier d’écriture 2015

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Bien que je ne devrais pas le qualifier d’atelier d’écriture vu l’absence de Maddy Facchin, étant donné que j’étais en Bretagne et que j’ai écrit/corrigé mes livres, c’est le terme qui se rapproche le plus. L’air de la mer, les balades dans la région et les matinées à la plages ont été d’une aide précieuse pour m’aider à dépasser les blocages qui m’ont freinée depuis mars dernier. C’est l’un des plus longs que j’ai jamais eus, vis à vis de l’écriture, où je devais me forcer pour écrire ne serait-ce que trois fois par mois et où chaque paragraphe de plus était considéré comme une victoire.

La présence d’une de mes meilleures amies, une grande liseuse que vous pouvez retrouver sur Youtube m’a quand même bien aidée. Grâce aux lieux magiques par lesquels Anaëlle et moi sommes passées, j’ai pu faire plusieurs choses très importantes:
-J’ai posé les premières lignes de mon livre à quatre mains, Amaurea. Le premier chapitre me revient entièrement et j’en ai écrit environ la moitié. Le personnage de Faye, à qui je prête ma plume, m’a motivée et habitée, me poussant à commencer de raconter son histoire.
-J’ai fini d’ajouter une scène à Tout Ce Qui Compte. Ça ne parait pas beaucoup, mais comme c’est une scène étendue qui est faite de deux points de vus différents, elle fait quant même 6-7 pages word. Et quand on est en plein syndrome de la page blanche, c’est limite plus dur que de gravir l’Everest!
-Enfin, j’ai finalement réussi à reprendre l’écriture de Dans Un Coeur Pur. Celui qui avait créé mon problème. Celui qui me bloquait. Celui que je n’arrivais pas à écrire suffisamment bien. Celui pour lequel je ne trouvais pas la force de faire des efforts. Le chapitre 7 qui m’avait fait douter de tout depuis mars dernier a finalement été battu, tel le boss final d’un jeu vidéo.

Il ne me reste plus qu’à recopier certaines choses que j’ai écrites sur mon ordinateur parce que je n’ai eu mon déclic que lorsque j’ai retrouvé mes chers carnets. En tout cas, je pense que je suis bien de retour cette fois!

Bilan de mon atelier d’écriture 2015

Pour comprendre de quoi il s’agit, je vous invite à lire ce petit article.

L’inspiration n’a pas autant été au rendez-vous que d’habitude mais il a bien fallu se forcer pour ne pas stagner. L’écriture est parfois un combat de tous les jours et, cette fois, je trouve que je ne me suis pas trop mal défendue !

Premier objectif: à moitié réalisé, le plan d’Amaurea a pris plus de temps que prévu, on l’a fini de justesse hier soir et nous n’avons donc pas pu commencer d’écrire.
Deuxième objectif: comme je n’avais pas défini précisément ce que « mettre les bases » veut dire, je le considère atteint.
Troisième objectif: je me suis fait battre. A plates coutures.
Quatrième objectif: j’ai bien mieux réussi que je ne l’aurais pensé, ce qui compense le plantage de l’objectif précédent.
Cinquième objectif: très bien réalisé, je devrais en voir les résultats d’ici peu !

Objectifs pour mon atelier d’écriture 2015

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C’est devenu une tradition. Tous les ans, ma meilleure amie et moi partons en Bretagne pour une semaine de plages, de balades et surtout d’écriture. On ne chôme jamais quand on est là. Voici mes objectifs pour celui de cette année. Quand je rentrerai, je ferais un bilan sur ce que j’ai réussi (ou pas) à accomplir.

-Finir le plan des chapitres d’Amaurea, un roman que nous écrivons à quatre mains avec Maddy Facchin, et commencer la phase d’écriture.
-Mettre les bases sur un projet d’écriture complémentaire à Amaurea, qui sortirait avant ce livre sur un site internet en lecture libre.
-Finir le chapitre que je suis en train d’écrire pour Dans un cœur pur, le tome 2 d’Une touche de mal, et si possible commencer le suivant.
-Continuer de corriger Tout ce qui compte.
-Contacter des chroniqueuses pour donner plus de visibilité à mon recueil de nouvelles : Quatre fois où l’amour les a damnés et une fois où…

Plus qu’une chose à faire, se mettre au boulot !

La co-écriture

Ecrire à quatre mains n’est pas toujours facile. Il faut que les esprits des deux auteurs puissent s’harmoniser pour éviter la troisième guerre mondiale. Visions divergentes sur les personnages, envies d’évolutions et de rebondissements qui ne coïncident pas, tournures propres à chacun… Il faut affronter quelques problèmes pour écrire quelque chose de deux fois plus intéressant et réussi. Avec Maddy Facchin, je n’ai pas vraiment rencontré de problèmes. La première nouvelle que nous avons écrite ensemble, Amour & Damnation s’est créée de manière très fluide, avec les idées et les phrases qui fusent et se complètent. Pour la seconde, Le secret du Corail, nous avons voulu tester notre harmonie en écrivant le premier paragraphe chacune de notre côté. Et le résultat était très similaire. Le reste se fait assez naturellement, avec des propositions d’idées, parfois différentes où il faut choisir, parfois qui se rejoignent.
Je ne pense pas que ce serait aussi facile de co-écrire avec quelqu’un que je ne connais pas ou en qui j’ai moins confiance, mais j’ai hâte de renouveler ce projet avec ma meilleure amie car je trouve que nous réussissons plutôt bien ce type de collaboration et que l’histoire se trouve enrichie de nos idées mises en commun.

Vous pouvez vous faire votre propre opinion avec l’ebook ou la version papier de notre recueil Quatre fois où l’amour les a damnés et une fois où…

Un manuscrit rejeté, une déception à la clé.

L’attente est dure à gérer. Les mois qui suivent l’envoi du manuscrit, il y a un silence radio qui crée une tension alourdissant l’air. Tous les jours, et parfois plusieurs fois par jour, la question revient sur le devant de la scène : est-ce que je vais avoir la réponse aujourd’hui ?

On ne sait pas qui a notre livre entre les mains, qui est en train de juger notre travail. On ne peut pas être sûr de l’effet que produisent nos pages ou même si elles n’en ont produit aucun. On peut vérifier sa boite aux lettres tous les matins, son e-mail toutes les heures et à chaque fois, il y aura cette petite palpitation qui fera battre le cœur un peu plus vite, la nervosité de découvrir un refus de plus. Mais l’excitation nuance toujours le moment, l’espoir revient et on y croit l’espace d’un instant.

L’attente est dure à gérer ; une attente interminable qui se clôt sur un refus est pire. On a sélectionné les maisons d’édition avec attention, espérant pouvoir créer un partenariat avec celles qui nous inspirent. Celles dont la ligne éditoriale nous parle et à laquelle on pourrait s’intégrer facilement. Celles dont le catalogue pourrait accueillir notre titre parmi les autres qu’on admire.

Pourtant, les éditeurs ne le voient pas du même œil. D’une lettre standardisée, ils rejettent le manuscrit. La raison le plus souvent évoquée est que le manuscrit ne convient pas à la ligne éditoriale, ce qui ne tient pas toujours la route, mais on ne peut rien y faire. Tous les refus sont durs à encaisser, mais tant qu’on n’abandonne pas, il y a une chance.

J’ai dû recevoir environ 5-6 refus pour le moment et j’attends tout autant de réponses. Pour me distraire du fait que mon premier tome n’a pas été accepté, je travaille sur le suivant. Même s’il n’est pas accepté, l’écriture fait partie de moi et je n’ai pas l’intention d’arrêter, je passerai simplement au livre suivant.