Nouveau projet : Vivre Avec

Maintenant que je viens de finir Tout Ce Qui Compte, je sais que ce n’est pas assez. J’ai plus à dire. Mais pas sur Melody et Hayden, eux ont eu la fin que je souhaitais écrire. J’ai fini par poser le point final et commencer mes envois. A présent, je veux écrire pour d’autres un peu comme eux. Vivant avec une maladie, un handicap, un trouble mental… Ces personnes sous-représentées qui aimeraient sans doute se lire dans des histoires. En tant que personnage principal, et non comme l’ami(e) un peu boulet ou l’antagoniste.

Il est important de ne pas les oublier et d’arrêter de toujours raconter la même romance d’un couple blanc hétéro et en bonne santé à l’infini. En plus, ce n’est pas le type d’histoire qui m’intéresse, alors ce n’est pas ce que je veux écrire. (Il suffit de savoir ce qu’est Jus In Bello ou d’avoir entendu parler de mon livre en préparation sur le personnage de Faith, dont le titre n’est pas encore certain pour comprendre.)

J’ai donc décidé que Tout Ce Qui Compte serait le premier tome de ma série « vivre avec ». Tous les tomes seraient relativement courts et légers pour dédramatiser ces difficultés, de naissance ou faisant suite à un accident. J’ai déjà plusieurs idées de projets, deux sont basées sur des handicaps et une autre sur des troubles mentaux toujours représentés négativement. Je veux les éclairer d’une autre lumière. L’un de mes projets est déjà pas mal réfléchi et pourrait faire partie de ma liste « à écrire » de l’année prochaine.

J’espère que vous me suivrez pour cette nouvelle aventure et que certains d’entre vous seront heureux de pouvoir se reconnaitre dans une série de livres plutôt optimiste.

Poser le point final

WP_20160708_16_43_31_Pro

Pour moi, la partie la plus dure de l’écriture d’un livre est toujours la fin. Non pas parce que je ne sais pas quoi écrire, la fin est généralement prévue depuis le début. Ce qui est dur, c’est d’abandonner des personnages avec qui j’ai passé tant de temps qu’ils semblent presque réels pour moi. De savoir que leur histoire s’arrêtera là et que personne, des fois pas même moi, ne saura ce qui leur est réellement arrivé par la suite. Du coup, j’y vais toujours à reculons et j’y passe toujours bien plus de temps que nécessaire.

Il y a peut-être aussi un peu du « Je peux faire mieux. » ou « Je peux encore ajouter quelque chose. » Comme j’ai entendu un jour dans un film, « une œuvre n’est jamais inachevée, on arrête simplement de travailler dessus ». Je trouve ça très vrai. Et prendre la décision de quel moment est le plus propice pour arrêter est toujours problématique pour moi. Je fais déjà une relecture et une correction par chapitre minimum (je m’étendrais plus là-dessus dans un article sur ma méthode d’écriture). Mais lorsque vient le moment de le faire pour le dernier chapitre/point de vue/scène, ce n’est pas pareil. Il y a un certain poids à vraiment valider le document et le juger prêt à l’envoi.

Je peux juger l’histoire bien dans l’ensemble et avoir du mal à me dire que ça suffit. On peut toujours en faire plus. C’est un fait. Et pourtant, on ne peut pas essayer d’améliorer à l’infini. Il faut bien arrêter un jour, sinon on ne finit jamais rien. Et j’ai bien trop de projets pour rester bloquée sur un seul.